L'étudiante.
D'abord, il y a cette porte que vous poussez lentement et qui grince. Puis ce dossier que vous tenez serré contre votre poitrine. La chaleur qui émane du vieux poêle de fonte. L'odeur familière, un peu renfermée, la poussière de craie en suspension. Vous êtes la dernière à vous présenter aujourd'hui pour cet examen et le soir de décembre est déjà tombé. Vous entrez, ôtez votre manteau, posez le classeur. Vos condisciples vous ont prévenue, il est un peu voyeur. Le regard d'un homme qui glisse sur vous, vous détaille, vous déshabille, cela vous gêne bien sûr. Même si parfois, voir ses yeux briller quand il croise les vôtres, ou sentir son regard qui pèse sur vos épaules, cela,... eh bien cela vous fait chaud. Aux joues d'abord. Puis au ventre et plus bas encore. Dans ces replis mystérieux de votre corps que vous apprenez à connaître. Vous ne portez rien sous votre chemisier si sage. Vous êtes certaine qu'il l'a déjà remarqué. Après tout, il vous ...