Rendez-vous.
Vous n'auriez pas dû venir.
Vous n'auriez pas dû accepter d'aller boire ce verre avec lui.
Ses textes vous plaisaient , bien sûr, et plus d'une fois vous les avez lus et relus d'une seule main.
L'autre était nichée entre vos cuisses, comme à vos seize ans quand vous rêviez à ce garçon qui ne vous remarquait pas. Trop plate, trop blonde, trop jeune. Pourtant vous aviez envie de ses bras autour de votre taille, de son épaule sous votre tête, de ses lèvres sur les vôtres. Alors ce que le jour vous refusait, vous vous l'accordiez de nuit. Humecter vos doigts, écarter les cuisses, dénicher votre clitoris, l'exciter, varier les rythmes, faire monter votre plaisir, tout cela n'avait plus de secret pour vous. Vous aviez cessé de vous masturber quand votre vie sexuelle avait éclos. Puis il y eut les jours avec un homme et les nuits sans personne. Vos mains retrouvèrent le chemin accoutumé.
Quand
vous découvrîtes le blog, vous sûtes que votre nuit serait chaude et
humide. Puis il y eut les conversations au téléphone. Une voix grave et
chaude qui parfois plaisantait avec vous, parfois mutait et vous donnait
des ordres. Vous vous étiez juré de ne jamais vous soumettre à
distance. Pourtant il vous fit mettre à genoux et vous avez accepté ses
ordres. Sans rechigner. Sans barguigner. Tout vous paraissait simple.
Puis est venue l'heure du premier rendez-vous. Dans un lieu branché, aux abords de la ville, près d'un parc d'entreprises. Nous étions un mercredi midi. L'endroit était bondé. Des commerciaux tirés à quatre épingles qui consultaient leurs mails en sirotant un soft. Il fallait garder l'esprit alerte pour la fin de la journée. Un groupe d'étudiants qui fêtaient un anniversaire à coup de bière et de mauvais mousseux. Quelques cadres qui se donnaient l'air de directeurs. Et deux directeurs en costume trois pièces qui manifestement discutaient d'un important contrat.
Vous vous êtes glissée jusqu'à l’alcôve du fond, faisant résonner vos talons sur le carrelage. Chemisier blanc, foulard Hermés cadeau d'un ancien amant, jupe ample bleu marine, vous ressembliez à la secrétaire idéale ou à une hôtesse de l'air. Seul un oeil averti ou perspicace aurait pu remarquer le balancement de vos seins libres sous la soie.
Hadrien vous attendait. Une bouteille de champagne refroidissait dans un seau d'argent. on remplit les flûtes, vous trinquâtes. Vous commenciez à être moins tendue. Vous avez parlé rituel et cravaches, liens et soumission, Sade et Histoire d'O. Il écarta une mèche qui avait tendance à cacher votre œil gauche. Son doigt caressa votre joue, se posa sur vos lèvres. Tout en vous disait "non, pas comme cela, je ne suis pas ce genre de fille". Mais vous êtes restée silencieuse. Après avoir parcouru vos lèvres, la main d'Hadrien s'égara sur votre cou, suivi le lacet de cuir qui retenait votre pendentif. Puis d'un geste assuré, il ouvrit le plus haut des boutons de votre chemisier. Jamais un homme n'avait osé cela à un premier rendez-vous. Et surtout pas dans un lieu public. Encore une fois, vous n'avez pas bronché.

La bouteille était vide. Vous n'aviez décidé ni de vous revoir ni d'en rester là. Hadrien vous raccompagna jusqu'à votre voiture. Vous avez ouvert la portière et vous êtes retournée pour le saluer.
"Offrez-moi vos seins, Mademoiselle". L'ordre avait claqué, sec, dur, froid. Vous vous êtes figée. "Mais pour qui se prend-il ? ". "Ne m'obligez pas à me répéter"Vous avez jeté un regard autour de vous. Le parking était désert. Vous avez ouvert les boutons, un à un. Hadrien empoigna votre sein gauche avec force. .La chair de poule vous envahit. Il vous embrassa à pleine bouche.
Puis d'un geste, il vous fit faire demi-tour, contre votre voiture Il ramena vos mains dans votre dos et vous avez senti un cercle de métal froid se refermer sur vos poignets. "Avancez". Menottée, dépoitraillée, toujours juchée sur vos talons, il vous fit traverser le parking jusqu'à sa voiture.
Il ouvrit la porte côté passager et vous fit monter.
Il posa un bandeau sur vos yeux et démarra.
Non, Mademoiselle, vraiment, vous n'auriez pas dû venir.
Vous n'auriez pas dû accepter d'aller boire ce verre avec lui.
Ses textes vous plaisaient , bien sûr, et plus d'une fois vous les avez lus et relus d'une seule main.
L'autre était nichée entre vos cuisses, comme à vos seize ans quand vous rêviez à ce garçon qui ne vous remarquait pas. Trop plate, trop blonde, trop jeune. Pourtant vous aviez envie de ses bras autour de votre taille, de son épaule sous votre tête, de ses lèvres sur les vôtres. Alors ce que le jour vous refusait, vous vous l'accordiez de nuit. Humecter vos doigts, écarter les cuisses, dénicher votre clitoris, l'exciter, varier les rythmes, faire monter votre plaisir, tout cela n'avait plus de secret pour vous. Vous aviez cessé de vous masturber quand votre vie sexuelle avait éclos. Puis il y eut les jours avec un homme et les nuits sans personne. Vos mains retrouvèrent le chemin accoutumé.
Quand
vous découvrîtes le blog, vous sûtes que votre nuit serait chaude et
humide. Puis il y eut les conversations au téléphone. Une voix grave et
chaude qui parfois plaisantait avec vous, parfois mutait et vous donnait
des ordres. Vous vous étiez juré de ne jamais vous soumettre à
distance. Pourtant il vous fit mettre à genoux et vous avez accepté ses
ordres. Sans rechigner. Sans barguigner. Tout vous paraissait simple.Puis est venue l'heure du premier rendez-vous. Dans un lieu branché, aux abords de la ville, près d'un parc d'entreprises. Nous étions un mercredi midi. L'endroit était bondé. Des commerciaux tirés à quatre épingles qui consultaient leurs mails en sirotant un soft. Il fallait garder l'esprit alerte pour la fin de la journée. Un groupe d'étudiants qui fêtaient un anniversaire à coup de bière et de mauvais mousseux. Quelques cadres qui se donnaient l'air de directeurs. Et deux directeurs en costume trois pièces qui manifestement discutaient d'un important contrat.
Vous vous êtes glissée jusqu'à l’alcôve du fond, faisant résonner vos talons sur le carrelage. Chemisier blanc, foulard Hermés cadeau d'un ancien amant, jupe ample bleu marine, vous ressembliez à la secrétaire idéale ou à une hôtesse de l'air. Seul un oeil averti ou perspicace aurait pu remarquer le balancement de vos seins libres sous la soie.
Hadrien vous attendait. Une bouteille de champagne refroidissait dans un seau d'argent. on remplit les flûtes, vous trinquâtes. Vous commenciez à être moins tendue. Vous avez parlé rituel et cravaches, liens et soumission, Sade et Histoire d'O. Il écarta une mèche qui avait tendance à cacher votre œil gauche. Son doigt caressa votre joue, se posa sur vos lèvres. Tout en vous disait "non, pas comme cela, je ne suis pas ce genre de fille". Mais vous êtes restée silencieuse. Après avoir parcouru vos lèvres, la main d'Hadrien s'égara sur votre cou, suivi le lacet de cuir qui retenait votre pendentif. Puis d'un geste assuré, il ouvrit le plus haut des boutons de votre chemisier. Jamais un homme n'avait osé cela à un premier rendez-vous. Et surtout pas dans un lieu public. Encore une fois, vous n'avez pas bronché.

La bouteille était vide. Vous n'aviez décidé ni de vous revoir ni d'en rester là. Hadrien vous raccompagna jusqu'à votre voiture. Vous avez ouvert la portière et vous êtes retournée pour le saluer.
"Offrez-moi vos seins, Mademoiselle". L'ordre avait claqué, sec, dur, froid. Vous vous êtes figée. "Mais pour qui se prend-il ? ". "Ne m'obligez pas à me répéter"Vous avez jeté un regard autour de vous. Le parking était désert. Vous avez ouvert les boutons, un à un. Hadrien empoigna votre sein gauche avec force. .La chair de poule vous envahit. Il vous embrassa à pleine bouche.
Puis d'un geste, il vous fit faire demi-tour, contre votre voiture Il ramena vos mains dans votre dos et vous avez senti un cercle de métal froid se refermer sur vos poignets. "Avancez". Menottée, dépoitraillée, toujours juchée sur vos talons, il vous fit traverser le parking jusqu'à sa voiture.
Il ouvrit la porte côté passager et vous fit monter.
Il posa un bandeau sur vos yeux et démarra.
Non, Mademoiselle, vraiment, vous n'auriez pas dû venir.
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