Et mon mal est délicieux
Le vers d'Apollinaire trottait dans votre tête pendant que vous tiriez sur vos liens.
Il
n'y avait pas eu de cérémonie ce soir-là, pas de rites. Cela aussi
faisait partie du caractère d'Hadrien. Il pouvait élaborer un scénario
complexe, titiller vos sens, vous faire perdre la tête pendant de
longues heures avant de passer à l'acte. Ou vous prendre sans un mot, à
la hussarde, si l'envie lui en prenait. Vous n'aimiez pas ce second
terme de l'alternative, il vous donnait l'impression d'être ravalée au
rang d'objet. Résolue à vous soumettre à lui, vous préfériez qu'il y
mette des formes.
Ce fameux soir, il vous avait amenée dans sa chambre sans mot dire, vous avait ordonné.de ne conserver que vos bas . Il posa un masque sur vos yeux, vous fit allonger sur le lit et attacha vos bras aux barreaux de celui-ci. Il fit de même pour vos pieds, en prenant bien soin de les écarter largement.
"Ne bougez pas, Mademoiselle, je reviens". Puis vous avez entendu les rideaux que l'on tire, le clic de l'interrupteur, la porte qui se ferme et la clé qui tourne.
Vous voilà seule, dans le noir, enchaînée, enfermée.
Où est-il ? Que fait-il ? D'abord vous patientez, vous vous amusez à compter les secondes et les moutons . Vous tendez l'oreille. Vous êtes attentive au moindre bruit. A-t-on sonné ? N'est ce pas sa voix que vous entendez ? il semble discuter avec un autre homme. Vous reconnaissez son rire. Vous l'aimez ce rire, vous savez vous faire faussement candide pour le provoquer et l'entendre rire d'une maladresse feinte. La porte de rue s'est refermée. Vous en êtes sûre. Les secondes s'égrènent à nouveau. Les liens sont suffisamment lâches pour vous permettre de gigoter un peu mais pas de changer réellement de punition. S'il vous avait oubliée ? s'il était parti à un rendez-vous de travail sans se soucier de vous ? Non, jamais il ne vous traiterait de la sorte. Il ne l'a jamais fait. Les souvenirs reviennent en masse : le soir où vous l'avez attendue à genoux, sur un quai de gare, au milieu du flot des navetteurs, cette promenade en laisse en forêt, en pleine saison de la chasse. Même quand il vous avait proposé de vous offrir à un autre et que vous avez refusé, il ne vous avait jamais laissé tomber.
Vous
qui étiez tour à tour fille, sœur, compagne et mère, en sa présence
vous vous sentiez étonnamment femme, même en ce moment. Belle dans son
regard, au centre d'un univers qu'il avait construit pour vous seule,
objet de mille attentions ou traitée comme une esclave, vous saviez
qu'un lien puissant vous unissait.
Mais aujourd'hui, dans cette situation inédite.... Ou alors, il voulait vous mettre à l'épreuve. Oui, une épreuve, vous vous rattachez à cette idée.
"Monsieur, C'est vous ? " Rien, pas de réponse. On vous regarde, c'est sûr. Quelqu'un se repaît de votre corps écartelé, de cette offrande forcée. Vous aimeriez sourire à cet inconnu mais vous n'osez pas. Une idée vous vient. Hadrien aime vos seins. Il vous l'a souvent dit et vous aimez qu'il les caresse. Alors vous vous tournez vers lui autant que les chaînes le permettent pour lui offrir votre poitrine, sa chair tendre, ses mamelons dressés faits pour Sa bouche. Aucune réaction.
Des pas dans l'escalier...vous en êtes sûre, des pas dans l'escalier. Des pas d'homme. Les siens ? celui d'un autre ? La porte s'ouvre.
Vous vous détendez, retombez sur le lit.
C'est à ce moment que deux mains fermes, musclées écartent vos genoux. Et vous sentez qu'une bouche plonge entre vos cuisses, s'y fraie un chemin, ouvre vos lèvres, saisit votre clitoris. Une langue vous remplit, des dents vous fouillent. Votre cri de surprise se mêle aux halètements de votre plaisir.
Prise, surprise, éprise, soumise, toutes ces facettes qui vous rendent unique, Mademoiselle.
Il
n'y avait pas eu de cérémonie ce soir-là, pas de rites. Cela aussi
faisait partie du caractère d'Hadrien. Il pouvait élaborer un scénario
complexe, titiller vos sens, vous faire perdre la tête pendant de
longues heures avant de passer à l'acte. Ou vous prendre sans un mot, à
la hussarde, si l'envie lui en prenait. Vous n'aimiez pas ce second
terme de l'alternative, il vous donnait l'impression d'être ravalée au
rang d'objet. Résolue à vous soumettre à lui, vous préfériez qu'il y
mette des formes.Ce fameux soir, il vous avait amenée dans sa chambre sans mot dire, vous avait ordonné.de ne conserver que vos bas . Il posa un masque sur vos yeux, vous fit allonger sur le lit et attacha vos bras aux barreaux de celui-ci. Il fit de même pour vos pieds, en prenant bien soin de les écarter largement.
"Ne bougez pas, Mademoiselle, je reviens". Puis vous avez entendu les rideaux que l'on tire, le clic de l'interrupteur, la porte qui se ferme et la clé qui tourne.
Vous voilà seule, dans le noir, enchaînée, enfermée.
Où est-il ? Que fait-il ? D'abord vous patientez, vous vous amusez à compter les secondes et les moutons . Vous tendez l'oreille. Vous êtes attentive au moindre bruit. A-t-on sonné ? N'est ce pas sa voix que vous entendez ? il semble discuter avec un autre homme. Vous reconnaissez son rire. Vous l'aimez ce rire, vous savez vous faire faussement candide pour le provoquer et l'entendre rire d'une maladresse feinte. La porte de rue s'est refermée. Vous en êtes sûre. Les secondes s'égrènent à nouveau. Les liens sont suffisamment lâches pour vous permettre de gigoter un peu mais pas de changer réellement de punition. S'il vous avait oubliée ? s'il était parti à un rendez-vous de travail sans se soucier de vous ? Non, jamais il ne vous traiterait de la sorte. Il ne l'a jamais fait. Les souvenirs reviennent en masse : le soir où vous l'avez attendue à genoux, sur un quai de gare, au milieu du flot des navetteurs, cette promenade en laisse en forêt, en pleine saison de la chasse. Même quand il vous avait proposé de vous offrir à un autre et que vous avez refusé, il ne vous avait jamais laissé tomber.
Vous
qui étiez tour à tour fille, sœur, compagne et mère, en sa présence
vous vous sentiez étonnamment femme, même en ce moment. Belle dans son
regard, au centre d'un univers qu'il avait construit pour vous seule,
objet de mille attentions ou traitée comme une esclave, vous saviez
qu'un lien puissant vous unissait.Mais aujourd'hui, dans cette situation inédite.... Ou alors, il voulait vous mettre à l'épreuve. Oui, une épreuve, vous vous rattachez à cette idée.
"Monsieur, C'est vous ? " Rien, pas de réponse. On vous regarde, c'est sûr. Quelqu'un se repaît de votre corps écartelé, de cette offrande forcée. Vous aimeriez sourire à cet inconnu mais vous n'osez pas. Une idée vous vient. Hadrien aime vos seins. Il vous l'a souvent dit et vous aimez qu'il les caresse. Alors vous vous tournez vers lui autant que les chaînes le permettent pour lui offrir votre poitrine, sa chair tendre, ses mamelons dressés faits pour Sa bouche. Aucune réaction.
Des pas dans l'escalier...vous en êtes sûre, des pas dans l'escalier. Des pas d'homme. Les siens ? celui d'un autre ? La porte s'ouvre.
Vous vous détendez, retombez sur le lit.
C'est à ce moment que deux mains fermes, musclées écartent vos genoux. Et vous sentez qu'une bouche plonge entre vos cuisses, s'y fraie un chemin, ouvre vos lèvres, saisit votre clitoris. Une langue vous remplit, des dents vous fouillent. Votre cri de surprise se mêle aux halètements de votre plaisir.
Prise, surprise, éprise, soumise, toutes ces facettes qui vous rendent unique, Mademoiselle.
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