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Affichage des articles du décembre, 2024

Sérénissime

Dans Venise la rouge Pas un bateau ne bouge  La lune était d'argent par dessus Murano Et la nuit étirait sur la place encore vide les ombres des fêtards aux pieds du Palazzo Cachant sous le loup noir leur visage livide Enchainée au balcon, surplombant la cité Portant la chaîne au cou et la cuir au poignet Les bras tendus bien haut , votre corps exposé Au coups de la cravache lentement oscillait. Au rythme de la houle qui soulevait vos seins La nuit se remplissait des petits cris mutins Du plaisir savouré au sein de la souffrance A chaque halètement de ce si doux supplice Pareils à la marée s'écoulaient sur vos cuisses Les flots impétueux de votre jouissance

Djinnia

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Nue, seule au sol prostrée, j'attends mi folle les yeux bandés De soie parée orange et verte ma peau offerte tremble et frisonne  au vent coulis Et sonne minuit Mes seins sont lourds L'acier me pince la peine en sourd le désir aussi  Le temps bat l'amble  avec lenteur Et la  minute semble être une heure La porte grince, le parquet crisse Je me redresse me fais statue je sens ses yeux qui me dénudent Sa main se pose Sur mon épaule je capitule, je suis sa chose mes lèvres s'ourlent,  mes bras s'écartent dans mon bas ventre hurle la houle ma chair est miel mon ventre est feu mon esprit tangue je suis aux cieux Mon front au sol pour l'honorer perle une larme sur le plancher nue seule pour lui au sol prostrée sienne à jamais je suis en paix.