whisky

 

Whisky

Christine fit glisser sa nuisette et s’agenouilla sans un mot.
Le verre était lourd dans ma main.
Single malt, tourbé, avec cette odeur de feu et de terre qui s’accroche aux lèvres.

Elle posa la tête sur mes genoux, comme si sa place avait toujours été là. Ma main libre se perdit dans ses cheveux, lente, caressante, familière.

Je bus une gorgée. Le whisky brûlait ma gorge, emplissait ma poitrine.
Elle ne bougeait pas, sinon ce frémissement à peine perceptible quand mes doigts glissaient de sa tempe à sa nuque.

Le temps s’épaississait.
Il n’y avait plus de lampe, plus de murs, plus de monde.
Seulement la fumée du malt, la chaleur de son corps offert, et ce silence rare où désir et paix ne font plus qu’un.

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