Prologue — Liturgie intime

Je n’ai jamais eu de religion unique.
Mon enfance a connu l’encens, la faute, la peur d’un Dieu trop grand pour l’homme. De là me reste la gravité des gestes : agenouillement, offrande, silence recueilli.

Mais je n’ai jamais cessé d’entendre aussi l’appel des anciens dieux, plus proches, plus vastes que moi sans être tout-puissants. Des dieux païens qui veillent dans les arbres, dans la mer, dans la foudre. Ils ne jugent pas, ils rappellent seulement que nous sommes partie d’un monde habité.

Et puis, toujours, le stoïcisme. Comme une ligne de vie à chaque époque : ne pas se laisser détruire, ni par les autres ni par soi. Supporter sans plier, accueillir le réel avec lucidité, chercher la paix intérieure au milieu du tumulte.

De ces trois sources, j’ai bâti une spiritualité à ma mesure.
Une liturgie intime où l’amour devient rituel, où l’érotisme prend la gravité d’un sacrement.
Mes récits sont traversés par cela : l’ombre du cloître, la lumière des anciens dieux, la sagesse des stoïciens.

Je ne cherche pas la sainteté, mais une force debout.
Je ne crois pas aux statues immobiles, mais à la chair qui tremble et s’offre.
J’écris pour vivre les yeux ouverts, même quand cela brûle.




Pourquoi j’apprends le Kali ?

Je n’apprends pas le Kali pour me battre,
ni pour me vanter.

J’apprends pour être fort,
pour rester calme,
pour protéger ceux que j’aime.

Je veux savoir réagir,
si un jour quelque chose de grave arrive.

Être un guerrier,
ce n’est pas chercher la bagarre.
C’est garder son courage,
même quand les autres ont peur.

Un guerrier,
ce n’est pas celui qui frappe.
C’est celui qui se tient debout,
quand tout le monde tombe.


🟣 2. Version féminine (pour les filles, ados ou adultes)

Pour les jeunes femmes qui s’entraînent, parfois avec hésitation ou en minorité


Pourquoi être une guerrière aujourd’hui ?

On ne t’attendait pas ici.
Mais tu es là.

Tu portes un bâton, tu apprends à frapper.
Pas pour impressionner,
pas pour ressembler à un homme,
mais parce que tu sais que ton corps t’appartient.

Tu t’entraînes pour ne pas avoir peur.
Tu apprends à lire les gestes, à choisir ta place,
à dire non, à reculer, ou à avancer.

Tu ne veux pas dominer.
Tu veux rester libre.

Une guerrière ne crie pas plus fort que les autres.
Elle respire plus profondément.
Elle ne montre pas ses muscles.
Elle montre qu’elle ne fuit pas.

Quand le monde vacille,
elle se tient prête — et droite.


🔴 3. Version cérémonielle (pour passage de grade, ceinture noire ou cérémonie du Guerrier)

Solennelle, à lire à voix haute. Peut servir d’ouverture ou de clôture de cérémonie


Debout. Fier. Vivant.

Tu n’as pas fui l’effort.
Tu n’as pas triché avec toi-même.
Tu as appris, chuté, transpiré.
Tu t’es relevé.

Aujourd’hui, tu franchis une étape.
Mais ce n’est pas une fin.
C’est un seuil.

Tu n’es pas devenu un guerrier parce que tu frappes fort.
Tu l’es devenu parce que tu tiens bon.

Parce que tu ne détournes pas les yeux quand les autres ont peur.
Parce que tu peux encaisser sans haïr.
Parce que tu peux frapper sans mépriser.
Parce que tu sais attendre, mais aussi décider.

Le monde n’a pas besoin de violence.
Il a besoin de justesse.
De courage.
De force tranquille.

À partir d’aujourd’hui, tu portes cette force en toi.
Pas pour dominer.
Mais pour protéger.
Pas pour briller.
Mais pour servir.

Debout. Fier. Vivant.
Tu es un guerrier.






 Tu ne vis pas en temps de guerre.

Tu n’as pas grandi dans un pays occupé.
Personne ne t’a obligé à apprendre à te défendre.

Et pourtant, tu es ici.
Tu apprends à frapper, à esquiver, à te relever.
Tu transpires. Tu te disciplines. Tu recommences.

Pourquoi ?

Parce qu’un jour, le monde peut basculer.
Un jour, la violence peut surgir sans prévenir.
Un jour, la peur peut gagner tous les visages autour de toi.

Ce jour-là, il faudra quelqu’un qui reste debout.
Quelqu’un qui voit clair, qui agit juste,
qui ne fuit pas tout de suite,
qui pense aux autres avant de penser à lui-même.

Ce jour-là, peut-être, ce sera toi.

Être un guerrier aujourd’hui,
ce n’est pas aimer la bagarre.
Ce n’est pas jouer au héros.
Ce n’est pas faire peur aux autres.

C’est cultiver la force pour mieux protéger.
C’est entraîner son corps pour que son cœur ne tremble pas.
C’est apprendre à rester calme, quand tout vacille.
C’est savoir se battre… pour éviter de le faire.

Le vrai guerrier est celui qu’on ne remarque pas dans la foule.
Mais quand il le faut, il avance.

Il ne dit pas « j’aurais pu »,
il dit : « j’ai fait ce que je pouvais ».

Il ne promet pas d’être invincible,
mais il refuse d’être inutile.

Alors sois digne. Sois juste. Sois fort.
Sois prêt.

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