Rendez-vous
Vous roulez jusqu'au point de rendez-vous, loin dans les campagnes. Le paquet sur le siège passager semblait vous narguer. Carré, en carton blanc, décoré d'un ruban écarlate large d'un pouce, il portait la marque d'un célèbre love shop parisien en dessous de laquelle était fixée une étiquette ornée d'un H en caractère gothique. La clé USB qui l'accompagnait était à présent fichée dans votre tableau de bord. Vous aviez par trois fois écouté les instructions. D'abord incrédule, puis franchement amusée, vous vous étiez demandé un moment si vous oseriez. Puis, votre décision prise, vous aviez quitté l'autoroute pour gagner la destination demandée.
D'abord se saisir du lourd collier et le boucler autour de votre cou. Ce n'était pas un collier ordinaire, comme on en met aux chiennes à deux ou à quatre pattes. Celui-ci était de cuir fauve, cousu au point sellier et se prolongeait par une bande descendant à la naissance de vos seins. Là un anneau d'acier froid ne laissait aucun doute sur ce qu'il pouvait signifier. Puis prendre les menottes, emprisonner votre poignet droit et passer l'autre extrémité à la poignée de maintien, au-dessus de la portière. Vêtue de votre seule jupe, le collier au cou, attachée, vous pouviez difficilement être plus exposée. Pour obéir entièrement, vous le saviez, il vous restait à ne pas croiser les jambes. Il vous fallut lutter un instant pour le faire, mais vous vous êtes rejetée en arrière sur le siège et avez laisser vos cuisses s'entrouvrir.
Quand vous avez entendu un bruit de moteur, vous avez fermé les yeux et tenté de contrôler votre respiration qui s'emballait. "Pourvu", avez-vous pensé en serrant les yeux très fort, "Pourvu..". Puis la portière gauche de la voiture s'est ouverte et vous avez perçu l'effluve d'un parfum familier. Les lèvres d'Hadrien se sont posées sur les vôtres et vous avez ouvert les yeux. Le désir luisait dans les siens
-"Vous êtes parfaite, Mademoiselle".
-"Merci, ....Maître" avez-vous soupiré.
Hadrien avait tourné la clé de contact et commençait à manœuvrer.
-"Maître, puis-je vous demander ?"
-"Oui, bien entendu"..
-"Où m'emmenez-vous"?
- "Est-ce important ? " répondit Hadrien.
Vous avez réfléchi quelques secondes et haussé les épaules.
-"Non, pas vraiment". Vous avez souri . "Puisque je vous appartiens"


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