Printemps I

 Vous étiez effrayée.

Votre décision était prise, mais votre frayeur était néanmoins palpable.
Vous avez allumé une cigarette.
J"ai attendu en me reculant légèrement.
Hadrien comprenait.
Il y a quelques années, il aurait fait de même. Pour se calmer, pour faire tomber le stress.
Mais il avait arrêté. Même si l'odeur douce du tabac blond l'attirait toujours.

Il s'estr avancé et a pris votre bagage
"Vous me suivez ?" et il s'est dirigé vers la sortie du hall de la gare.
Vous aviez fait le voyage pour se soumettre. Pour le plaisir de vous soumettre. Pour cette jouissance de l'âme et du corps
Vous vous étiez déjà rencontrés. En un endroit neutre, dans un café de la capitale,. Et sur le Net, longuement.
Mais ce week-end, vous aviez décidé de matérialiser vos fantasmes.

Hadrien a placé votrebagage dans le coffre de la voiture. Vous attendiez que les portes se déverrouillent
Cheveux courts, visage rond, discrètement maquillée. Une jupe bleue, un chemisier grège. Boutonné trop haut a pensé Hadrien. Des bas noirs sur des talons de même couleur, vous aviez soigné les détails
Hadrien a ouvert la porte arrière de la voiture.
"Je vous en prie. Et retirez votre manteau"
Il s'est assis près de vous, vous repoussant sur le siège central.
Vous l'avez regardé, étonnée.
Il vous a présenté des menottes en acier.J
"Ceci est pour vous.
Vous êtes encore libre. Si vous acceptez ces liens que je vous offre, vous vous soumettez à moi, mains jointes, dans le dos. Ensuite, il sera trop tard. Me comprenez-vous ?
Vous avez acquiescé, vous êtes retournée et avez présenté vos poignets. Soumise.
Hadrien vous a adossé au siège, bien droite. Il a bouclé la ceinture de sécurité, la sangle sombre séparant vos seins.
Ses mains, sèches et fermes se sont posées sur vos genoux, vous obligeant à écarter les cuisses.
"Ouvrez-vous"
Il a caressé l'intérieur de vos cuisses doucement. Vous avez sursauté, regimbé puis vous êtes laissé investir
Ses doigts se sont promenés sur le nylon de vos bas, ont joué avec leur lisière. Vous avez senti les ongles se poser sur votre chair nue, si douce, si tendre. Puis les doigts ont touché le tissu de votre slip.
"Il me semblait avoir donné des instructions ?
RIen sous votre jupe sauf les bas et le porte-jarretelles ? "
Vous avez abaissé les yeux... un murmure.
"Pardon... pas pu... trop de monde dans le train"
La main s'est retirée, a saisi votre menton, des yeux sombres ont plongé dans les vôtres.
"Vous serez punie pour cela, le savez-vous ?
Répondez !"
"oui" ... un souffle...
"Oui qui ?"
"Oui... Maître"
Une main caressa votre joue, les yeux se firent rieurs?
"Je te punirai ... tout à l'heure"
Vous avez murmuré, en baissant les yeux...
"Oui Maître"
Hadrien est passé Je suis passé à la place du conducteur. La voiture a démarré.
A l'arrière menottée et écartelée, vous vous sentiez enfin femme.

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