Psaume
Tout à coup ma main sur toi, prompte et puissante,
s’abattra.
Je te prendrai par la nuque pleine et ronde,
A la base du savoir et du vouloir, entre l’âme et l’esprit.
A la base du savoir et du vouloir, entre l’âme et l’esprit.
Je te tiendrai par le support de ta tête rebelle,
Par le pivot de tes lumières.
Je te presserai vers ce que je veux, et que tu ne veux
Et que je veux que tu veuilles.
Je te mettrai rompue et belle sous mes pieds, et je te dirai
que je t’aime.
Et je te ploierai par le col jusqu’à ce que tu m'aies
compris, bien compris, tout compris.
Car je suis ton Seigneur et ton Maître.
Car je suis ton Seigneur et ton Maître.
Tu pleureras, tu gémiras;
Tu chercheras une lueur de faiblesse dans mes regards.
Tu lèveras, tu tordras tes mains suppliantes, tes belles mains
très suppliantes, tes blanches mains comme enchaînées
à tes yeux clairs.
Tu pâliras, tu rougiras,
Tu souriras, tu saisiras dans tes bras nus mes jambes dures;
Tu m’aimeras, tu m’aimeras,
Car je suis ton Seigneur et ton Maître.
Paul Valéry, Psaume Y

ce Psaume Y m'inspira pour mon insoumise...
RépondreSupprimerÉtreinte unique liant l’un, l’autre, par le pivot de ta tête rebelle.
De griffes en regards noirs, défiant ma volonté sauvage,
apaisant ma rage en déterminismes plus durs.
Les maux te parlent au plus près de tes lèvres, afin que tu comprennes..
Laminés d’amour et de haine, exaspéré d’énervement;
Le vice au bout de mon doigt tordant ta résolution,
tu te plies insignifiante .. face à mon ego de vulgarité.
Ton amour de lumière inondant mon visage,
cherchant les traces faibles de mes compassions résistantes.
Je te romprais vers ce que je veux. Ce que tu ne veux pas.
Je serais fier de toi, car je voudrais que tu le veuilles.
Et tu m’aimeras. Immenses aux yeux de tous, sex-posant a peines.
Ravageants d’émotions orphelines, les débris du monde à nos pieds.
Dans les pas de nos danses, l’un, l’autre.
Peu à peu, sans un doute, j’emprise. Prophète gênant, d’empire pyramidal,
inexorable j’enfonce.
En ton coeur. Dans ton âme. Je te parle.
Le pli de ton esprit, s’allonge à la mesure de mon ombre.
Soulage moi d’existence. Toi mon futur, ma chienne.
Te montrant ce qui est possible dans tes impossibles rêves,
donnant valeur à ce qui n’en a point.
.
Suspendu au dessus de toi, illustre, surpuissant de ton temple vide.
À l’apogée ton gouffre éclatant, offert à ma plongée abyssale.
En relation, spécialement étroite, ma propriété, je t’exploite.
Me fixant hors du temps , dans ton regard éperdu.
Une larme saline, au plus profond de ta peine coulant.
Ignorante du prix payé, l’âcre goût détonne ton esprit:
Qui ne veut concevoir la surprise, de t’empêcher de cracher..
Abattant ma main sur toi, au lien de l’esprit et du reste.
A ta nuque, nue et forte de mon emprise.
Avale donc ma salive, peu à peu, nul doute, j’emprise.
Exprimant dans ton coeur, ce que je ne sait plus que toi: mon amour.
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Parloire.