Mano a mano

J'aime mes mains, Mademoiselle. Avec mes yeux, c'est la partie de mon corps que je préfère. Elles sont grandes, fortes, sèche, jamais moites. Des mains qui sont faites pour vous plaquer contre un mur ou un arbre avant que je vous embrasse fougueusement.
Des mains idéales pour écarter celles que vous maintenez croisées sur votre poitrine.
Des mains qui  vous maintiennent au lit pendant que mon sexe vous y cloue.


A Rome la main était synonyme de pouvoir. Un propriétaire avait la haute main sur tout ce que contenait sa propriété, outils inanimés comme les instruments agricoles ou bien outils animés tels les esclaves qui maniaient les instruments en question.

Dans le droit romain (et dans le nôtre jusqu'il y a quelques décennies), la femme était mineure perpétuelle. Elle passait donc de la "main" de son père à celle de son époux, puis de son fils, le veuvage survenant. Si elle restait célibataire, un frère, un cousin, un oncle, bref un mâle quelconque de la famille aurait la "main" sur elle. Vous ne vous êtes jamais demandée pourquoi un galant demande au père de son aimée de lui accorder sa main ? (et tout le reste aussi, mais ce sont des choses que l'on pense sans les dire). Il ne lui demande pas en fait le droit de se promener avec elle la main dans la main mais un transfert d'autorité. Le père devrait répondre "je vous accorde la main sur ma fille" et non "de ma fille".


Mais trêve d'anecdotes. Tous les jeux de mains ne sont pas jeux de vilains.


J'aime aussi vos mains, Mademoiselle, qui sont bien plus jolies que les miennes.
J'aime quand elles se croisent et m'invitent à faire de vous ma prisonnière
Je les aime quand elles défont un à un les boutons de votre chemisier et que vous baissez les yeux en rougissant.
Je les aime plaquées contre vos cuisses, quand elles remontent lentement le tissu de votre  jupe pour me prouver que vous êtes nue par-dessous.
Je les aime quand elles se posent sur mon sexe tendu et le portent à votre bouche pour m'honorer comme il se doit.
J'aime vos petits poings fermés quand les cordes se resserrent sur votre poignet et vous écartèlent sur le lit;
J'aime vos ongles qui s'enfoncent dans votre paume à chaque coup de la cravache et que vous serrez les dents pour ne pas crier.

J'aime votre main qui s'ouvre quand vos barrières cèdent enfin, que vous gémissez votre plaisir, avant de retomber rompue et heureuse sur les drap.

J'aime votre main, tout simplement quand elle vient se nicher dans la mienne, confiante, et soumise, comme une oiselle qui regagne son nid.

Donnez-moi votre main, Mademoiselle.

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